Des enseignants remontés réclament plus d’indemnités

vendredi 8 juin 2012
par Olivier Kima
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ORGANISATION DES EXAMENS DU PRIMAIRE : Des enseignants remontés réclament plus d’indemnités

L’immeuble de l’Education a connu une animation toute particulière ce 6 juin 2012. La raison : les enseignants ont fait un mouvement spontané au sein du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (MENA) afin d’exiger de leurs responsables la hausse de leurs indemnités pour les examens scolaires à l’école primaire. A défaut d’une revue à la hausse des indemnités, « pas de CEP », ont clamé les enseignants car, pour eux, une surveillance équivaut à une autre. « Non à l’injustice au MENA, pas d’indemnités conséquentes, pas de CEP. » C’est ce qui se lisait sur des pancartes que les enseignants du primaire ont exhibées à l’entrée du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (MENA) pour le sit-in organisé par les « maîtres ». Le message est ainsi clair pour toute personne qui voudrait arriver à l’immeuble de l’Education nationale. L’accès à l’immeuble a été interdit par les manifestants qui ne voulaient avoir d’interlocuteur que le premier responsable du Ministère. Prévu pour durer deux heures, les « maîtres » ont tenu et ont même eu l’opportunité de se faire entendre par leur ministre de tutelle, Koumba Boly/ Barry, au cours de leur sit-in. Le film … Arrivés pour commencer leur sit-in, les enseignants ne savaient pas qu’ils allaient prendre en otage leur ministre de tutelle. La seule certitude qu’ils avaient, c’est qu’ : « il y a de l’injustice », explique l’un des enseignants. K. Gréqoire Guissou explique : « Le président de jury a 140 000 F CFA sur l’ensemble de la session, le vice-président a 120 000 F CFA et le président de Centre qui a la lourde responsabilité du bon déroulement de l’examen n’a que 2 000 F par jour pendant les 4 jours ». Cette situation, explique K. Grégoire Guissou, est la preuve que la base n’est pas considérée au sein du Ministère. Pourtant poursuit-il, « quand on dit que le MENA excelle, c’est que la base travaille et cela devrait se ressentir au niveau de la répartition ». Son collègue Sibiri Ouédraogo explique, quant à lui, qu’il s’agit d’une question d’égalité. Sans pour autant réclamer une égalité dans le traitement avec les enseignants du secondaire, il ne va pas plus loin pour dire à propos de la surveillance « que tous les sens sont en éveil que tu surveilles au secondaire ou que tu surveilles au primaire. En cas de fraude, nous sommes frappés de la même manière et de ce fait, le traitement doit être équitable ». Les inquiétudes pourraient naitre quant au risque que les examens soient pris en otage et à propos, l’enseignant Sibiri Ouédraogo est sans équivoque : « L’esclave qui veut se libérer doit casser sa chaine ». Ils expriment leur mécontentement et demandent aux responsables de prendre la décision qui sied. « Ce n’est pas pour prendre l’examen en otage, précise t-il, mais si nous sommes contraints, on peut y arriver » . Après de telles déclarations et explications, les responsables des enseignants remontés sont reçus par le secrétaire général, Emmanuel Goabga, et ses proches collaborateurs. Il est 9 h 45 mn. Un petit groupe sort de l’immeuble, se rend à l’entrée et s’adresse aux enseignants dans un langage de négociation. « Madame la ministre doit sortir pour se rendre à une réunion. » La réponse est nette : « Nous pas bouger » ! Il s’est par la suite révélé que la ministre Koumba Boly/ Barry devait se rendre à la primature pour un entretien avec le Premier ministre. Est-ce pour le cas des enseignants ou est-ce pour un autre sujet ? L’on ne saurait le dire exactement. Dans tous les cas, le ministre a voulu personnellement et directement s’adresser aux « maîtres ». Les négociations ont été interrompues à l’intérieur de l’immeuble. « Laissez-moi aller transmettre vos doléances », a-t-elle lancé mais les enseignants sont restés de marbre. Puis, au ministre de poursuivre : « Vous savez très bien que je suis la dernière personne à ne pas lutter contre vos intérêts ». Elle tente de rassurer les mécontents mais ces derniers insistent et refusent de la laisser passer. « Je voudrais que plus tard vous puissiez le comprendre. J’aimerais que vous soyez surtout très responsables. A la veille des examens, je ne peux pas comprendre que des enseignants viennent faire autant de bruit, ce n’est pas honorable pour nous. Si vous avez des problèmes, on a des cadres de concertation, envoyez-les moi, je suis prête à répondre, mais ne faites pas cela. Vous êtes des éducateurs et ce n’est pas bon. » Pendant que les uns étaient convaincus par ce message, les autres toujours tenaces ne voulaient rien comprendre. Le ministre a du rouler à une vitesse de tortue pour d’abord sortir de l’enceinte de l’immeuble et ensuite rejoindre la primature pour sa réunion et les échanges se sont poursuivis au sein du Ministère. A l’issue des négociations, les responsables du Ministère disent avoir des réponses favorables mais entendent les verser au niveau de la structure syndicale.


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


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