Conseils pratiques sur les plantations d’arbres au Burkina

mercredi 22 août 2012
par LOUARI Yendifimba Dieudonné
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La saison des pluies au Burkina Faso comme dans d’autres pays sans littorale couvre la période de mai à Octobre et dépendant des régions, elle est plus ou moins courte. La saison pluvieuse de cette année au Burkina est importante pour plusieurs raisons : les paysans repartent aux champs pour semer le mil et autres variétés agricoles afin de subvenir à leurs besoins alimentaires.

Au Burkina et un peu partout dans la zone sahélienne, on appelle cela l’agriculture de subsistance, car certains arrivent à peine à se nourrir jusqu’à la saison prochaine. Les causes de ces mauvais rendements sont tributaires à la faible pluviométrie, à la pauvreté des sols et aux choix des variétés et intrants agricole. Cette pluviométrie est médiocre en partie parce que le pays connait une coupe abusive du bois pour des usages multiples : chauffe, sculpture et menuiserie.

Ainsi, depuis plusieurs années, le reboisement qui consiste à planter des arbres de toutes espèces dans les villes et régions du Burkina Faso est devenu une pratique habituelle. Cependant, les succès de ces programmes sont très mitigés. Une des raisons qui expliquent les échecs des programmes de reboisement est que de façon générale, on pense très souvent à planter l’arbre sans se poser de façon pertinente la question sur sont entretien. Nous avons tendance à croire que la communauté prendra soin des arbres car c’est elle qui en bénéficie. En réalité, ce n’est pas le cas et avec juste raison. Un adage burkinabè ne dit-il pas : « Si un cheval a plusieurs palefreniers, il aura soif ». Cela est plus que vrai car la presque totalité des projets de reboisement ne connait un succès faute de entretien. Comment alors réussir les projets de reboisement.

Dans un premier temps, il faudra choisir des arbres robustes et adaptés aux conditions locales. Dans une région humide et bien arrosée, planter des manguiers et autres arbres fruitiers aimant l’eau et les sols riches est une bonne solution. En revanche, dans les zones où la pluviométrie est faible, il faudra opter pour des espèces comme l’eucalyptus et le moringa oleifera.

Une fois, le choix des arbres à planter fait, il faudra se renseigner sur les techniques de plantation, à savoir la profondeur, le diamètre des trous et le type de sol à utiliser pour planter l’arbre. Ces techniques ne sont le plus souvent pas respectées car les certains se contentent de faire des petits trous pour poser l’arbre et le refermer d’une terre pauvre. De nos jours avec les moteurs de recherche comme Google, on peut apprendre le minimum sur chaque arbre et suivre les conseils des experts.

Finalement, il faudra un plan tangible et mesurable de suivi de l’entretien des arbres. Pour réussir les efforts de reboisement, les questions suivantes doivent être posées :

1. Qui sera le coordinateur général chargé du suivi de l’entretien des arbres ?

2. Quelles sont les personnes qui sont choisies pour le projet d’arrosage et de protection des arbres ?

3. A t’on prévu des fertilisants et insecticides pour l’entretien des arbres ?

4. Quelle forme de rémunération ou de récompenses apporter à ces personnes ?

5. Comment les faire reconnaitre par les autorités locales ?

6. Comment impliquer les autorités coutumières afin de sensibiliser les populations locales sur l’importance du projet ?

7. Comment rendre compte du suivi périodique de l’état des arbres ?

Si la réussite du projet de reboisement est très importante pour vous, il faudra absolument déléguer le suivi des arbres à une équipe et prévoir un accompagnement en nature ou espèce, et surtout impliquer davantage les populations locales bénéficiaires.


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


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