Position et suggestions du SNEA-B par rapport au respect des volumes horaires et Education Pour Tous au Burkina

jeudi 30 août 2012
par Olivier Kima, LOUARI Yendifimba Dieudonné
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Position et suggestions du SNEA-B par rapport au respect des volumes horaires et Education Pour Tous au Burkina

L’Education Pour Tous est une des priorités du SNEA-B en témoignent toutes les actions menées dans ce sens ces dernières années : les différents plaidoyers en la matière, la formation des militants afin de faire d’eux de bon pédagogues…

Pour atteindre cette éducation Pour Tous, il serait superflu et immature d’occulter le volet qualité qui ne pourrait en être que le tremplin. Et les autorités du Ministère de l’Education Nationale en sont conscientes. La reforme du système éducatif en cours au Burkina Faso avec pour corollaire une panoplie de décisions et actions visant, on ose le croire, à rendre l’éducation efficace et pertinente, en est une conséquence.

On se rappelle la lettre du Premier Ministre N°008-040/PM/SG/DDRH du 09 septembre 2009 portant arrêt des perturbations des classes par les manifestations diverses ; aussi celle du Ministre de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation N° 08-11/ MEBA/SG/DGEB/DEC du 8 avril 2009 portant gestion des classes pendant la période des examens scolaires, fin de l’année scolaire 2008-2009 et dont la substance portant sur le non arrêt des cours pendant les examens scolaires et la poursuite des cours jusqu’au 10 juillet 2009. Toutes vont dans le sens du respect des volumes horaires en vigueur au Burkina qui est de 960 heures pour une année scoalire au primaire même si à quelque part , on semble mettre la charrue avant les bœufs en s’acharnant sur ces volumes horaires, pendant que les programmes d’enseignement souffrent (impureté). Pourquoi le secondaire arrive-t-il à terminer son programme dans les premières semaines de mai ? Qu’à cela ne tienne.

Toujours dans le sens de la diminution des pertes en volume horaires, nous l’esperons bien, une correspondance de MEBA N°0127/MEBA/SG/DDEB du 25 mars 2010 portant sur l’harmonisation des compositions trimestrielles, fixe pour cette fin d’année scolaire, le début des compositions à la première semaine du mois de juillet. S’il est vrai que dans les grands centres urbains, le regroupement des èélèves pour ces évaluations finales à cette période ne consttitue pas la « mer à boire », il reste aussi vrai que dans le « Burkina réel », cela est pratiquement impossible.

Nous sommes à nous demander si ce « Burkina réel » est connu de nos autorités de l’enseignement :

Savent-elles :

• Que dans la CEB de Bouroum-Bouroum dans la région du Sud Ouest, l’école de Kodjo-Samboum le ferait au risque de la vie des élèves ?

• Que dans la région de l’Est, les enseignants de l’école de Boulgou le ferait au risque de leur vie, car devant traverser un cours d’eau dangereux à pirogue ?

• Que dans les Haut-Bassins, l’école de Bassé reste inaccessible par la majorité des élèves des les primières pluies ?

• Que dans le plateau central à côté, les écoles de la localité d’Absouya sont d’accès difficiles à partir du mois de mai à cause de la zone marécageuse de Ziga ?

• Que même dans le Kadiogo, les zones de Diidri à Koubri restent à cette période d’accès difficiles et un danger permanent aussi bien pour les élèves que pour les enseignants à la période de juillet ? On pourrait en citer de milliers d’autres exemples à travers le pays. Comment se sentiront ces populations dont la situation précaire de travail de leurs enfants n’est pas prise en compte dans cette prise de décision des autorités ?

L’illustre professeur Joseph KY ZERBO avait pourtant annoncé ce que serait une école qui se veut futuriste. Ou bien aujourd’hui ne voulons nous plus d’une école intégratrice au pays. Le Burkina Faso est un pays où plus de 90% de sa population vit d’agriculture. Et nous savons que c’est à cette période précise que les familles ont plus besoin de l’appui combien inestimable de leurs enfants. Combien sont-ils ces ménages qui doivent rejoindre les hameaux de culture avec leurs progénitures ?

Ce serait une erreur de ne pas tenir compte de ces paramètres. Car il pourrait faire renaitre la réticence des parents à scolariser leurs enfants. L’application effective de cette mesure aurait inévitablement des conséquences fâcheuses et mêmes dramatiques dont le SNEA-B ne saurait en être comptable. Nous refusons d’être responsables devant l’histoire, des conséquences d’une telle décision par notre mutisme. Nous doutons que cette mesure permette de « gagner » en matière de volume horaire, et surtout, nous sommes convaincus qu’elle aura des conséquences néfastes qui pourraient aller à la perte de vies humaines. La présence de l’enseignant n’est synonyme d’exécution de cours à cette période surtout que la moitié des élèves serait absente.

Le SNEA-B tient à dénoncer avec la dernière énergie cet état de fait et suggère aux autorités du MEBA, la levée immédiate de cette mesure et la tenue des évaluations dans les périodes acceptables.

Toutefois, nous appelons tous les militants, sympathisants et enseignants :
-  A rester vigilants au cas où la mesure resterait en vigueur ;
-  A faire les évaluations avec les présents sans aucuns »aménagements » possibles.

L’Education Pour Tous OUI L’Evaluation des apprentissages pour tous OUI L’évaluation à risque NON.


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.