Promotion de l’élevage au Burkina Faso

mardi 25 février 2014
par Olivier Kima
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La fauche et la conservation du fourrage pour booster la production

L’impact socioéconomique du secteur des ressources animales au Burkina Faso n’est plus à démontrer. L’élevage occupe, en effet, au moins 80% de la population active et constitue la première source de revenus pour la majorité de la population et la quatrième source des recettes d’exportation. Il offre également des avantages comparatifs sur le marché sous-régional ouest-africain. Cependant, le secteur de l’élevage demeure confronté à des contraintes de diverses natures parmi lesquelles la dégradation et la raréfaction des ressources naturelles, la réduction des parcours pastoraux.

Dans ce contexte, l’alimentation du bétail, particulièrement en saison sèche constitue une contrainte majeure à laquelle les éleveurs et le département des Ressources animales et halieutiques doivent faire face quotidiennement, afin d’assurer aux animaux une alimentation conséquente en vue d’améliorer leurs performances de production. Dans ce sens, la production du fourrage se révèle être une alternative à la problématique de l’alimentation du bétail. Ce faisant, le ministère au plus haut niveau en a fait son cheval de bataille en inscrivant la production fourragère comme solution à la lutte contre l’insécurité alimentaire du bétail. Au cours des deux dernières années (2012/2013, 2013/2014), 170 et 200 tonnes de semences fourragères de diverses espèces (maïs, sorgho, niébé, mucuna, et soja) ainsi que 180 tonnes de Burkina phosphate ont gracieusement été mises à la disposition des producteurs pour susciter une meilleure production du fourrage et pallier cette insuffisance alimentaire du cheptel.

Dans le souci de sensibiliser les producteurs à constituer de stocks fourragers pour faire face à la période de disette constatée en saison sèche où les animaux sont peu productifs et vulnérables aux maladies diverses, le ministère en charge des ressources animales a lancé le concours « meilleurs producteurs de fourrage ». Ce concours qui est à sa première édition verra son dénouement au cours du premier trimestre 2014. D’ores et déjà l’on peut avouer que l’adhésion des producteurs à la pratique de production fourragère est totale. Toutefois, en plus des semences fourragères et des équipements de production, des sous produits agroindustriels ont également été mis à la disposition des producteurs. Malgré ces efforts, des difficultés subsistent et ne permettent pas l’atteinte effective des résultats. Parmi celles-ci l’on peut citer la non-maîtrise des techniques de fauche et surtout de conservation, la non-maîtrise des techniques de production de cultures fourragères, l’insuffisance des semences fourragères certifiées mises à la disposition des producteurs, l’insuffisance des équipements de production et l’insuffisance des infrastructures de stockage et de conservation de fourrages.

Des solutions pour résorber les difficultés

Ainsi pour accompagner les acteurs à mieux lutter contre l’insécurité alimentaire du cheptel, des mesures s’imposent. L’on peut retenir entre autres, la mise à la disposition des producteurs de semences fourragères certifiées en quantité et en qualité, le renforcement des capacités des producteurs sur les techniques de production fourragère et le renforcement des capacités des producteurs sur les techniques de fauche et de conservation. Il s’agira par ailleurs de mettre à la disposition des producteurs, des équipements de production à des prix subventionnés et accessibles à la majorité, ainsi que des « Sous produits agro-industriels (SPAI) » à prix subventionnés. La production fourragère est bien un moyen efficace de lutte contre l’insécurité alimentaire du cheptel surtout en ces périodes de changements climatiques avec des pluviométries de plus en plus capricieuses. Des activités d’information et de sensibilisation s’imposent afin d’inculquer aux producteurs les biens fondés de la culture fourragère, mais aussi de la fauche et de la conservation du fourrage. Une fois ce minimum garanti, les animaux seront à mesure de révéler des performances liées à la production.

La fauche et la conservation du fourrage est et demeure une activité d’élevage. Aussi, les producteurs du sous secteur doivent l’intégrer comme une activité à part entière dans le processus de production animale.

Par : Ministère des Ressources Animales et Halieutiques

Publication initiale le 4 février 2014,



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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


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