Les arts et la culture dans le Système éducatif burkinabé

mercredi 26 février 2014
par Olivier Kima
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Au Burkina Faso, le système de l’éducation formelle s’articule autour des ordres d’enseignements suivants : le Préscolaire, le Primaire, le Post-primaire, le Secondaire et le Supérieur. Dans un pays où la scolarisation des enfants de 15 ans est rendue obligatoire depuis l’indépendance, le Gouvernement déploie d’énormes efforts pour faciliter l’accès de tous à l’école. Au primaire, la mise en œuvre de projets tels le Plan Décennal de Développement de l’Enseignement de Base (PDDEB) a sensiblement augmenté l’offre éducative. Au secondaire, le Projet Education Post-Primaire phase I et II a contribué à doter chaque département d’un collège d’enseignement secondaire. Le souci de donner une formation holistique aux apprenants a conduit l’Etat à prendre une disposition dans la Loi d’orientation de l’éducation (confère art 13 de la loi de 1996) en faveur de l’éducation artistique et culturelle. Mais la mise en œuvre de cette disposition reste encore du domaine du non formel.

Les arts et la culture dans le système éducatif burkinabè

La naissance des structures de gestion comme la direction des sports, de la culture et des loisirs de l’enseignement de base (DSCLEB) au ministère de l’éducation nationale ou la direction de l’éducation artistique, culturelle et environnementale (DEACE) au ministère des enseignements secondaire et supérieur sans que l’objectif de formalisation sont sans équivoque. Seules les écoles bilingues du primaire, au nombre de 150, prennent à cœur l’enseignement des valeurs artistiques et culturelles. Les 11395 écoles classiques consacrent moins de 20% du temps hebdomadaire à l’enseignement des arts et de la culture à travers la récitation, le chant, le dessin. Au secondaire, l’art et la culture sont spécifiquement enseignés dans les trois (03) collèges multilingues spécifiques, les mille cinq cent soixante quinze (1575) établissements d’enseignement secondaire classiques facilitent seulement les activités culturelles des élèves. Au niveau supérieur, les universités et écoles de formation consacrent également très peu de temps à l’éducation artistique et culturelle.

Pourtant le secteur de la culture, qui a traversé de grands passages à vide a néanmoins engrangé des acquis qui font la renommée du Burkina Faso. Des festivals comme les classes d’art, le PMSEP, le FNAS, le CAPO, le FNAS, le DOREMI, le CASEO, etc. ont permis de créer des pépinières d’artistes en herbe et de consolider l’éducation artistique à l’école. On peut affirmer que, grâce en partie à ces enseignements de type informel, le Burkina Faso dispose aujourd’hui d’un socle solide pour l’émergence d’industries culturelles dans tous les domaines, pour l’affirmation des identités et la diversité des expressions culturelles, et pour la revitalisation du patrimoine culturel. Cependant, l’institut National de formation Artistique et Culturelle (INAFAC), une école de formation qui a vu le jour en 1980 tente d’assurer l’enseignement artistique pour le compte du secteur public. Dans ce contexte, l’apport du privé est aussi à considérer avec ses structures d’accueil (ISIS, IMAGINE, ATB, CITO, Gambidi, EDIT).

Les expressions artistiques et culturelles dans la société burkinabè

La société traditionnelle est le moteur par excellence de la culture burkinabè. Elle entretient et développe les nombreuses institutions qu’elle a créées depuis des millénaires à travers des pratiques rituelles, des cérémonies, des us et coutumes selon des normes qui leur confèrent des valeurs éthiques ou religieuses. Les expressions artistiques et culturelles s’observent dans les manifestations comme l’initiation, le mariage, les cultes à la terre et aux ancêtres, les arts aratoires, culinaires, oratoires, l’artisanat de la vannerie, poterie, forge, l’architecture, la sculpture, la peinture, la teinture, l’architecture, etc. Le fait que le Burkina Faso soit un pays de diversité culturelle avec une soixantaine d’ethnies représente une opportunité d’enrichissement du répertoire des expressions artistiques et culturelles et des valeurs culturelles de référence susceptibles d’être enseignées. La société moderne burkinabè s’enrichit des expressions traditionnelles et de celles des autres peuples du monde. Ainsi peut-on noter l’adoption des divers arts venus de l’Occident comme le dessin, la littérature, le théâtre. La peinture, la sculpture, la musique, la danse, le chant, l’architecture sont pratiqués sous des formes ou des genres nouveaux et avec des instruments modernes. La création de la Semaine Nationale de la Culture dont la première édition s’est déroulée à Ouagadougou, en décembre 1983, a révélé de nombreux talents artistiques dans tous ces domaines, on assiste aujourd’hui à une véritable appropriation de toutes ces expressions par la population dans les villes et les campagnes du Burkina Faso, parfois au détriment des pratiques traditionnelles. (…)

Par : le Ministère de la Culture et du Tourisme

Source : Sidwaya



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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


Brèves

3 avril 2012 - SITE EDD

La question de l’éducation pour un développement durable est une préoccupation internationale. (...)