Administration publique : Y a-t-il des fonctionnaires ‘’ad vitam aeternam’’ au Faso ?

mardi 22 avril 2014
par LOUARI Yendifimba Dieudonné
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Des fonctionnaires réquisitionnés à leur admission à la retraite, il y en a. Sans doute aussi que certains d’entre eux réintègrent l’administration publique pour une durée longue, sinon très longue. En tout cas, un constat s’y rapportant a fait l’objet de question à l’attention du Chef du gouvernement Luc Adolphe Tiao. C’était le 3 avril 2014 à l’occasion de son discours sur la situation de la Nation (DSN) devant la Représentation nationale.

Dans le cadre du débat qui a suivi la livraison du DSN, certains groupes parlementaires ont eu du mal à gérer leur temps de parole, tant l’occasion pour eux était belle pour charger le PM avec le maximum de questions. C’est dans cette course effrénée contre la montre pour susciter davantage le débat, que la présidente du groupe parlementaire UPC (Union pour le progrès et le changement), Rose Marie Compaoré a, entre autres, demandé au chef suprême de l’administration publique d’éclairer l’opinion sur le maintien interminable en activité de certains fonctionnaires.

En effet, précisant avoir fait le constat que certains agents publics longtemps admis à la retraite, sont encore en service, Mme Compaoré demande éloquemment « Qu’est-ce qui justifie leur maintien ? Sont-ils si indispensables au point que l’administration ne puisse pas les remplacer ? Comment sont-ils rémunérés alors qu’ils sont bénéficiaires de pension de retraite ? Quelle manifestation d’intérêt les a sélectionnés pour leur compétence ? »

Une question à multiple branches qui a été parmi les chanceuses dans l’offre de réponses du PM. En effet, rappelle Luc Adolphe Tiao, « le maintien de fonctionnaires atteints par la limite d’âge dans l’administration est réglementé par un décret, celui du 15 juin 2005 portant conditions de réquisition des agents de la Fonction publique ». Mieux, précise-t-il, ce décret dispose en son article 8 que : « La réquisition ne peut être demandée que pour des emplois de haute qualification pour lesquels l’administration n’a pas pu disposer des moyens nécessaires pour assurer la relève ». Et d’ajouter, « même dans ce cas précis, cette réquisition ne peut excéder deux ans ». Et ce décret est bien consulté toutes les fois qu’il y a des demandes de réquisition, rassure le Chef du gouvernement. Mais cette réponse, a-t-elle emporté la satisfaction de la députée Rose Marie Compaoré ? Difficile d’en être sûr.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur de la question semble avoir connaissance de cas d’agents retraités mais maintenus en fonction depuis plus de deux ans. En sus, la réponse n’a véritablement pas épuisé la question posée qui, nous semble-t-il, est d’une importance particulière. En effet, le problème posé est celui de fonctionnaires irrégulièrement maintenus en poste. Ce qui induit injustement à tout le moins, des charges au compte du contribuable à un moment où le discours est celui de la rationalisation de la dépense publique.

Et quand on sait que l’âge de départ à la retraite est fixé en tenant compte des capacités productives de l’Homme normal, l’on peut bien douter que le maintien du retraité le soit du seul fait de sa compétence ; sauf à vouloir des fonctionnaires à vie.

Et la tendance – en termes d’incidence – d’un tel maintien, est celle de l’installation de la faible productivité, du clientélisme, de la politisation à outrance. En tout cas, le maintien interminable de fonctionnaire réquisitionné frappe frontalement l’obligation juridique qui pèse et sur tout fonctionnaire admis à la retraite de se retirer de l’administration publique, et sur l’administration de le remercier.

Par : Fulbert Paré

Source : Lefaso.net



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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


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