MESSAGE DU SNESS AU 35ème CONGRES DU SYNDICAT

jeudi 11 novembre 2010
par Olivier Kima
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Au nom du Bureau National du Syndicat National des Enseignants du Secondaire et du Supérieur (SNESS), je voudrais tout d’abord vous remercier de l’honneur que vous nous avez fait, de nous convier à votre 35ème congrès ordinaire sur le thème : « Le SNEA-B de demain : le débat s’engage » Par cet acte, vous avez certainement pensé aux relations historiques entre nos deux structures depuis leur origine commune.

Je voudrais en outre, vous adresser mes vives félicitations pour votre capacité à tenir de façon régulière les instances de votre organisation. C’est là la marque d’un syndicat vivant et responsable qui œuvre inlassablement pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses membres. Camarades Secrétaire Général, Distingués invités, Camarades congressistes, En tant que syndicat de l’éducation, permettez-moi de dire un mot sur la situation de l’éducation et des enseignants au plan international et national. Sur le plan international, on constate une pression générale du système capitaliste sur les systèmes éducatifs dans nos pays. L’essentialité préoccupante de notre siècle est, à n’en pas douter, la mondialisation. Elle se manifeste par des crises et des mutations rapides et incontrôlables dans tous les domaines et se caractérise par un processus de décloisonnement des systèmes économiques, de communication et d’information ; elle est ainsi marquée par une généralisation de l’économie de marché et le fossé qui se creuse de plus en plus entre riches et pauvres. Les systèmes éducatifs n’ont pas échappé à ce phénomène. On peut constater le désengagement progressif des Etats du secteur de l’éducation, entraînant une démotivation des acteurs dont principalement les enseignants que nous sommes. Le monde de l’éducation tend à être relégué au second plan des préoccupations de nos gouvernants en contradiction avec les discours officiels. Ainsi, la recherche du profit sur l’éducation se traduit par la commercialisation de l’éducation reconnue à travers l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGSE) éditée par l’OMC. Cette situation d’ensemble milite fortement contre une éducation publique de qualité pour tous à laquelle nous aspirons tous et en même temps contre des enseignants de qualité acteurs privilégiés d’une éducation pour le progrès. C’est pourquoi, toute structure syndicale responsable et soucieuse d’un avenir meilleur pour ses enfants, devrait combattre la marchandisation de l’éducation sous toutes ses formes et la soumission aux dictats des institutions internationales favorisant cette politique. Il est donc impératif que l’Etat révise sa politique éducative afin de résoudre le problème crucial de la baisse de l’offre éducative. Le droit à l’éducation passe par la possibilité d’avoir des enseignants de qualité. Cependant, dans nombre de pays parmi lesquels le nôtre, on a réduit le temps de formation initiale des enseignants. On est passé de 02 (deux) ans à 01 (un) an dans les ENEP. La nécessité de former les enseignants de façon continue est impérieuse au moment où ils sont peu imprégnés des contenus des différentes réformes en cours et des innovations pédagogiques. Dans notre pays, une réforme s’est engagée dans le domaine de l’éducation en raison de l’inadaptation des programmes d’enseignement, programmes qui du reste sont non congruent avec la loi d’orientation scolaire. En sus, beaucoup de questions assaillent le système éducatif telles que : les effectifs pléthoriques, les redoublements , les exclusions, les déperditions scolaires, les abandons, les violences dans les milieux scolaires et universitaires, l’insuffisance de formation initiale et continue… Tous ces aspects imposent à notre pays la nécessité d’une réorientation de la politique éducative à l’avant –garde de laquelle doivent se placer les syndicats. A cela s’ajoutent les effets néfastes de la vie qui ne sont plus à décrire. Les récentes augmentations des prix des hydrocarbures et de certains produits de première nécessité finissent de nous convaincre que nous n’aurons pas la tâche facile dans un avenir proche. Pendant ce temps, les acteurs de la scène politique n’ont que des préoccupations électoralistes plutôt que des recherches de solutions aux vrais problèmes des burkinabè. Camarade Secrétaire Général, Distingués invités, Camarades congressistes, Le thème de votre congrès : « Le SNEA-B de demain, le débat s’engage » est tout aussi pertinent qu’interpellateur, en ce sens qu’il ouvre des voies de débats sur les grands défis auxquels les syndicats de l’éducation et en particulier le SNEA-B doivent faire face. Ce projet peut encore mieux se réaliser si nous privilégions l’unité d’action voire, encourageons des regroupements de nos organisations dans le monde de l’éducation afin d’affronter l’adversité interne et externe, toute chose qui permet d’éviter le naufrage collectif. C’est pourquoi le vœu émis par le SNEA-B au XXIème congrès du SNESS tenu les 23 et 24 Avril 2010, à savoir la remise sur table de la constitution d’une Fédération de l’Education National (FEN), serait une bonne alternative pour faire face aux défis du siècle. En effet, ce projet qui date d’une certaine époque de la vie de nos deux structures, était tombé dans les oubliettes. Au VIIIème congrès du SNESS tenu à Ouagadougou les 4, 5, 6, 7, 8 et 9 août 1979, le rapport moral mentionnait ceci : « Nous avons eu des réunions d’échanges de point de vue SUVESS-SNEAHV, ce qui a permis la constitution d’une commission ad hoc pour la préparation matérielle du congrès de la FEN. » N’est-ce pas là la preuve que nos devanciers avaient suffisamment pris de l’avance sur nous en matière d’unité d’action ? Mais, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Le SNESS est prêt à poursuivre des initiatives allant dans ce sens pour le renforcement du mouvement syndical national. Camarade Secrétaire Général, Distingués invités, Camarades congressistes, Notre souhait est donc qu’au sortir de votre congrès vous puissiez dégager des perspectives d’ensemble que nous pourrons, en tant que syndicats de l’éducation, contribuer à traduire en réalité. Plein succès à vos travaux, Vive le SNEA-B Vive le SNESS Tous unis et mobilisés, nous vaincrons ! Je vous remercie Pour le Bureau National Samuel DEMBELE Secrétaire Général


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Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


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