Message du SYNATEB au 35ème Congrès du SNEA-B

lundi 29 novembre 2010
par Olivier Kima
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Camarade Secrétaire Général du SNEA-B Camarades congressistes

Le Bureau National du SYNATEB par ma voix vous félicite et vous remercie de l’honneur que vous lui avez fait en l’invitant aux cérémonies d’ouverture et de clôture de votre 35ème congrès ordinaire. Cela témoigne de la marque de considération réciproque qui lie nos deux organisations. Camarade Secrétaire Général,

Chers congressistes ; Votre congrès se tient à un moment où se développe dans notre pays une grave crise de confiance entre le mouvement syndical, la classe politique burkinabé et le pouvoir de la 4ème République. Cette crise de confiance a pour origines,

- la volonté du pouvoir de la 4ème République de tripatouiller la constitution afin de lever le verrou de la limitation du mandat présidentiel

 ;

- la volonté d’appliquer la Taxe de Développement Communal qui est une taxe injuste rejetée par la grande masse des burkinabé ;

- la volonté d’appliquer un système d’évaluation inique dont les principes premiers ont été bafoués et banalisés par le Premier Ministre lui-même et dont l’arrêt de sa mise en œuvre et sa relecture avec les différentes parties prenantes ont été fortement recommandés par l’atelier d’évaluation des 10 ans de la RGAP ;

- le mépris vis-à-vis des organisations syndicales face à leurs revendications et à leurs propositions de sortie de crise ;

- le non respect de la parole donnée et des engagements pris. Cette situation conduit naturellement, les organisations syndicales, la classe politique et les masses laborieuses à développer différentes formes de luttes pour résister face à l’arbitraire et à défendre leurs intérêts.

Camarade Secrétaire Général Chers congressistes, Le thème de votre congrès « le SNEA-B de demain ? Le débat s’engage » s’illustre comme une introspection, un arrêt sur l’histoire afin d’impulser une dynamique nouvelle au syndicat lui permettant d’être à l’avant-garde de la défense des intérêts des militants en particulier et des travailleurs en général. C’est en cela que nous saluons à sa juste valeur le choix de ce thème. Rappelant l’histoire, nous voudrions ici saluer solennellement, la qualité de l’unité d’action que le SNEA-B et le SYNATEB avaient pu tisser à l’époque sur demande du SYNATEB et qui a pu permettre aux deux organisations syndicales d’arracher la haute victoire de la double correction à l’examen du CEP et du concours d’entrée en classe de 6ème en 2002. Il en a été de même au départ, en ce qui concerne la prise en charge des enseignants pendant les formations entrant dans le cadre de l’Education en Matière de Population (EMP). Cette unité d’action qui a été chaleureusement saluée par les militants à la base sera malheureusement de courte durée pour des raisons difficilement explicables de part et d’autres replongeant les enseignants et surtout pour ceux qui hésitaient à s’engager dans la lutte dans l’expectative. C’est ce qui a d’ailleurs permis que des revendications telles que la reconstitution des carrières des enseignants recrutés en 1983, 1984, 1985 et1986, peine à être réalisée. C’est le lieu pour nous de reconnaître publiquement qu’en dépit des bonnes relations qui existent entre nos deux syndicats, nous devons accepter que nous avons reculé par rapport à nos acquis de 2002. Tout comme le SNEA-B, le SYNATEB ira en congrès très prochainement. Nous estimons que ces instances seront des tribunes efficaces pour nos organisations de passer en revue la question de l’unité d’action, en vue de la consolider, afin de mieux se projeter dans le futur pour le bonheur des milliers de travailleurs de l’éducation et du peuple burkinabé. Plein succès à vos travaux Vive le SNEA-B Vive le SYNATEB Pour le Pain et la liberté, la lutte continue. Je vous remercie.

Message livré le 27 août 2010 par e Secrétaire général adjoint, François de Salle YAMEOGO


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Annonces

Condition d’obtention d’un passeport burkinabé

Le passeport ordinaire est délivré par la Direction Générale de la Police Nationale à travers la Division de la Migration sise à Gounghin. Pour l’obtention d’un passeport, il faut constituer un dossier composé des pièces ci-dessous à déposer à la Division de la Migration tous les matins du lundi au vendredi.

Composition du dossier d’une demande de passeport Pour les majeurs

1. Une copie légalisée de l’acte de naissance

2. Une copie légalisée du certificat de nationalité Burkinabé

3. Une copie légalisée de la CNIB

4. Un casier judiciaire en cours de validité

5. Un timbre de 200FCFA

6. Trois(03) photos d’identité (format passeport)

7. Un document justifiant votre profession

8. La somme de cinquante mille (50.000F) CFA pour les frais d’établissement Pour les femmes mariées qui désirent porter le nom de leurs conjoints sur le passeport, il faut joindre une copie légalisée de l’acte de mariage aux pièces citées ci-dessus.

Pour les mineurs

1. L’acte de naissance de l’enfant

2. Le certificat de nationalité de l’enfant

3. Une autorisation parentale

4. Document d’identité des deux parents (si le mineur réside au Burkina Faso) ; dans le cas contraire, il faut un titre de séjour des deux parents. Dans ce cas, l’autorisation parentale n’est plus nécessaire.

5. Un timbre fiscal de 200 f plus la somme de 50000f

6. Trois(03) photos (format passeport)

Pour les militaires et paramilitaires, il faut joindre un certificat de présence au corps précisant l’établissement d’un passeport.

NB : La durée d’établissement est de soixante-douze heures (72h) ouvrables si le dossier est régulier.

- Mais en cas d’insuffisance de stocks le délai peut varier en fonction de l’urgence.

- Eviter de passer par des intermédiaires.


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